lunes, 11 de enero de 2010
viernes, 8 de enero de 2010
La criminalité s'étend dans les hauts milieux d'affaires chinois
Un nombre croissant d'entrepreneurs chinois commettent des infractions pénales, et la plupart d'entre eux jouissent d'un haut statut politique ou de reconnaissance sociale, montre un rapport rédigé par un avocat chevronné.
Wang Rongli, avocat exerçant à Shenzhen, a rassemblé les affaires concernant 85 entrepreneurs d'influence condamnés ou accusés d'infractions pénales en 2009. 36 d'entre eux venaient d'entreprises publiques et 49 d'entreprises privées.
« Je m'intéresse à ce sujet depuis plus de vingt ans, et j'ai découvert que la criminalité économique s'est accrue rapidement ces dernières années, avec un montant d'argent concerné en hausse », a déclaré M. Wang.
Son rapport est considéré comme le premier rapport annuel en matière d'infractions pénales portant sur les entrepreneurs chinois.
Les statistiques montrent que les affaires concernant les chefs d'entreprises publiques concernent une somme de 3,4 milliards de yuans (500 millions de dollars US), dont 932 millions de yuans provenant de la corruption et 1,3 milliard de Yuans en détournements.
Le montant de l'argent concerné par les affaires où sont mêlés des entrepreneurs privés n'a pas encore été évalué, mais 36 des 49 personnes impliquées disposaient d'actifs personnels dépassant les 100 millions de yuans, et sept d'entre eux ont déjà été condamnés à la peine capitale.
« Les accusations contre les chefs d'entreprises publiques portent essentiellement sur l'acceptation de pots-de-vin, la corruption ou les détournements, alors que les entrepreneurs privés ont plutôt tendance à franchir la ligne jaune sous un angle différent », dit M. Wang.
Et par contraste les infractions commises par les entrepreneurs privés s'avèrent être plus compliquées.
« Dans leur soif de profit, les sociétés privées se livrent le plus fréquemment à des fraudes diverses, suivies par des crimes violents et la proposition de pots-de-vin », dit-il.
Mais presque tous les entrepreneurs qui se trouvent en mauvaise posture bénéficiaient d'un statut politique élevé avant de perdre leur couronne.
Par exemple, parmi les chefs d'entreprises publiques, Chen Tonghai, condamné à mort avec un sursis de deux ans pour avoir accepté d'énormes pots-de-vin, était antérieurement membre suppléant du Comité central du Parti.
Kang Rixin, démis au mois d'août de ses fonctions de secrétaire du Parti et directeur général de l'entreprise publique China National Nuclear Corporation, était aussi membre de la Commission centrale d'inspection de la discipline du Parti.
Nombre des entrepreneurs privés concernés soit étaient membres des Assemblées Populaires locales soit détenaient divers titres honorifiques.
Le rapport de M. Wang a été considéré par les médias comme le « premier rapport annuel en matière d'infractions pénales portant sur les entrepreneurs chinois ».
Il dit avoir travaillé pendant dix ans dans des entreprises publiques ou cotées en bourse, et a trouvé que les entrepreneurs manquaient de « conscience légale ».
« Ce groupe d'entrepreneurs ne s'est pas formé en Chine avant le début des années 1990. Et bien que la réforme des entreprises publiques soit allé plus en profondeur et que les sociétés privées se soient développées avec vigueur ces dernières années, la perception de la légalité par les entrepreneurs n'a pas suivi avec la même vitesse », dit M. Wang.
Pour Xu Zhengzhong, professeur à l'Académie chinoise de gouvernance, la culture traditionnelle chinoise ainsi qu'un système juridique immature ont aussi leur part de responsabilité.
La Chine, dit-il, a une tradition jacobine du pouvoir. Les patrons successifs ont tendance à garder le pouvoir pour eux-mêmes, tandis que le manque de contrôle ou de contre-pouvoirs conduisent facilement à l'émergence de problèmes.
D'un autre côté, un développement légal a du mal à « recoller » au développement économique. « Ceux qui prennent des risques peuvent souvent faire fortune en passant en marge du système légal, ce qui fait que certaines personnes seront amenées à chuter », dit-il.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
http://french.people.com.cn/VieSociale/6862199.html
Wang Rongli, avocat exerçant à Shenzhen, a rassemblé les affaires concernant 85 entrepreneurs d'influence condamnés ou accusés d'infractions pénales en 2009. 36 d'entre eux venaient d'entreprises publiques et 49 d'entreprises privées.
« Je m'intéresse à ce sujet depuis plus de vingt ans, et j'ai découvert que la criminalité économique s'est accrue rapidement ces dernières années, avec un montant d'argent concerné en hausse », a déclaré M. Wang.
Son rapport est considéré comme le premier rapport annuel en matière d'infractions pénales portant sur les entrepreneurs chinois.
Les statistiques montrent que les affaires concernant les chefs d'entreprises publiques concernent une somme de 3,4 milliards de yuans (500 millions de dollars US), dont 932 millions de yuans provenant de la corruption et 1,3 milliard de Yuans en détournements.
Le montant de l'argent concerné par les affaires où sont mêlés des entrepreneurs privés n'a pas encore été évalué, mais 36 des 49 personnes impliquées disposaient d'actifs personnels dépassant les 100 millions de yuans, et sept d'entre eux ont déjà été condamnés à la peine capitale.
« Les accusations contre les chefs d'entreprises publiques portent essentiellement sur l'acceptation de pots-de-vin, la corruption ou les détournements, alors que les entrepreneurs privés ont plutôt tendance à franchir la ligne jaune sous un angle différent », dit M. Wang.
Et par contraste les infractions commises par les entrepreneurs privés s'avèrent être plus compliquées.
« Dans leur soif de profit, les sociétés privées se livrent le plus fréquemment à des fraudes diverses, suivies par des crimes violents et la proposition de pots-de-vin », dit-il.
Mais presque tous les entrepreneurs qui se trouvent en mauvaise posture bénéficiaient d'un statut politique élevé avant de perdre leur couronne.
Par exemple, parmi les chefs d'entreprises publiques, Chen Tonghai, condamné à mort avec un sursis de deux ans pour avoir accepté d'énormes pots-de-vin, était antérieurement membre suppléant du Comité central du Parti.
Kang Rixin, démis au mois d'août de ses fonctions de secrétaire du Parti et directeur général de l'entreprise publique China National Nuclear Corporation, était aussi membre de la Commission centrale d'inspection de la discipline du Parti.
Nombre des entrepreneurs privés concernés soit étaient membres des Assemblées Populaires locales soit détenaient divers titres honorifiques.
Le rapport de M. Wang a été considéré par les médias comme le « premier rapport annuel en matière d'infractions pénales portant sur les entrepreneurs chinois ».
Il dit avoir travaillé pendant dix ans dans des entreprises publiques ou cotées en bourse, et a trouvé que les entrepreneurs manquaient de « conscience légale ».
« Ce groupe d'entrepreneurs ne s'est pas formé en Chine avant le début des années 1990. Et bien que la réforme des entreprises publiques soit allé plus en profondeur et que les sociétés privées se soient développées avec vigueur ces dernières années, la perception de la légalité par les entrepreneurs n'a pas suivi avec la même vitesse », dit M. Wang.
Pour Xu Zhengzhong, professeur à l'Académie chinoise de gouvernance, la culture traditionnelle chinoise ainsi qu'un système juridique immature ont aussi leur part de responsabilité.
La Chine, dit-il, a une tradition jacobine du pouvoir. Les patrons successifs ont tendance à garder le pouvoir pour eux-mêmes, tandis que le manque de contrôle ou de contre-pouvoirs conduisent facilement à l'émergence de problèmes.
D'un autre côté, un développement légal a du mal à « recoller » au développement économique. « Ceux qui prennent des risques peuvent souvent faire fortune en passant en marge du système légal, ce qui fait que certaines personnes seront amenées à chuter », dit-il.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
http://french.people.com.cn/VieSociale/6862199.html
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